Dr William Makis : ivermectine, mébendazole et fenbendazole contre le cancer

Dr William Makis : ivermectine, mébendazole et fenbendazole contre le cancer

Dr William Makis : ivermectine, mébendazole et fenbendazole contre le cancer — que révèle la recherche ?

Les travaux précliniques sur les antiparasitaires, les prises de position du Dr William Makis et les nouvelles initiatives de recherche relancent le débat sur le repositionnement des médicaments en oncologie. Entre mécanismes biologiques prometteurs, témoignages de patients, intérêts économiques et résultats cliniques encore attendus, que sait-on réellement de ces molécules ?

Introduction : des médicaments anciens au cœur d’un nouveau débat sur le cancer

L’ivermectine, le mébendazole et le fenbendazole appartiennent à une famille de substances principalement connues pour leur activité antiparasitaire. Pourtant, depuis plusieurs années, ces molécules suscitent un intérêt croissant dans la recherche en oncologie.

Pourquoi des médicaments développés ou utilisés contre les parasites pourraient-ils intéresser les chercheurs travaillant sur les tumeurs malignes ? La réponse se trouve notamment dans leurs interactions avec les mécanismes cellulaires, le cytosquelette, les voies de signalisation, le métabolisme et certains processus impliqués dans la survie des cellules cancéreuses.

Le Dr William Makis, médecin canadien connu pour ses prises de position en faveur du repositionnement de médicaments, défend l’idée que ces pistes méritent une exploration beaucoup plus approfondie. Il évoque notamment l’ivermectine, le mébendazole et le fenbendazole, ainsi que leur association potentielle à certaines approches oncologiques.

Cette perspective soulève plusieurs questions essentielles : pourquoi certaines molécules anciennes attirent-elles autant l’attention ? Quels mécanismes anticancéreux ont été observés en laboratoire ? Quels essais chez l’humain sont en cours ? Et comment distinguer les résultats scientifiques des témoignages individuels et des hypothèses encore à confirmer ?

L’enjeu dépasse le seul choix d’un médicament. Il concerne également la manière dont la recherche biomédicale sélectionne ses priorités, finance ses projets et transforme une découverte expérimentale en traitement susceptible d’améliorer la survie des patients.


1. Qui est le Dr William Makis et pourquoi ses prises de position suscitent-elles de l’intérêt ?

William Makis est un médecin canadien associé à la radiologie et à l’imagerie oncologique, qui s’est fait connaître auprès d’un public international pour ses interventions sur le repositionnement des médicaments et les approches alternatives en cancérologie.

Dans ses communications publiques, il défend une exploration plus large de molécules peu coûteuses, dont certaines sont anciennes et disposent déjà d’un historique d’utilisation contre des maladies non cancéreuses.

Son argument central est que l’existence de médicaments déjà connus pourrait permettre d’explorer de nouvelles indications sans repartir systématiquement du développement d’une molécule entièrement nouvelle.

Il insiste également sur les limites économiques du modèle traditionnel de développement pharmaceutique. Une molécule générique dont le brevet a expiré peut, en effet, présenter un potentiel commercial inférieur à celui d’un nouveau médicament protégé par un brevet. Tel le fenbendazole qui compte 50 brevets.

Cette question mérite d’être examinée sans simplification. Le coût de développement, les possibilités de financement, les perspectives commerciales, les exigences réglementaires et les difficultés scientifiques influencent tous les décisions de recherche.

Pour comprendre l’intérêt porté aux travaux de William Makis, il faut donc distinguer ses déclarations publiques, les résultats expérimentaux publiés par différentes équipes et les données cliniques disponibles.


2. Le repositionnement des médicaments : une piste à explorer en oncologie

Le repositionnement thérapeutique consiste à étudier une molécule déjà connue pour une nouvelle indication médicale.

Cette stratégie peut présenter plusieurs avantages : les propriétés pharmacologiques d’un médicament sont parfois déjà bien documentées, certaines données de sécurité existent et une partie du parcours de développement peut être simplifiée.

Elle ne dispense cependant pas de vérifier que la molécule est efficace dans la nouvelle indication, que les concentrations actives sont atteignables chez l’humain et que le rapport bénéfice-risque demeure acceptable.

En cancérologie, cette approche intéresse notamment les chercheurs qui étudient les molécules capables d’interférer avec plusieurs processus biologiques impliqués dans la progression tumorale.

L’ivermectine et les benzimidazoles, dont le mébendazole et le fenbendazole, figurent parmi les substances étudiées à ce titre.


L’ivermectine : au-delà de son activité antiparasitaire

L’ivermectine est un antiparasitaire utilisé en médecine humaine pour certaines infections parasitaires. Son utilisation médicale humaine est bien établie dans des indications précises.

En laboratoire, différentes équipes ont étudié ses effets sur des cellules cancéreuses. Les mécanismes explorés comprennent notamment la modulation de certaines voies de signalisation, les modifications de la prolifération cellulaire, l’induction de la mort cellulaire programmée et des interactions avec des mécanismes de résistance. Ces observations constituent une base scientifique pour de nouvelles recherches.

Les recherches précliniques portent notamment sur les cancers du sein, du côlon et du rectum, du poumon, de l’ovaire, du foie et certains mélanomes. Les mécanismes identifiés varient selon les modèles : une même molécule peut affecter des voies différentes d’un cancer à l’autre.

Type de cancer étudiéPrincipales pistes expérimentales
Cancer du seinApoptose, voies Wnt et Akt/mTOR, caractéristiques de cellules souches
Cancer colorectalApoptose mitochondriale, migration cellulaire, voie Wnt/β-caténine
Cancer du poumonSignalisation cellulaire, stress oxydatif, survie tumorale
Cancer de l’ovaireApoptose et mécanismes de résistance médicamenteuse
Cancer du foieSignalisation mTOR/STAT3 et caractéristiques cellulaires associées à la progression tumorale

Le mébendazole : une molécule qui intéresse les chercheurs en oncologie

Le mébendazole est un antiparasitaire de la famille des benzimidazoles. Il agit notamment sur les microtubules des parasites, structures essentielles à leur fonctionnement cellulaire.

Des recherches précliniques ont exploré son potentiel dans plusieurs cancers, notamment certaines tumeurs cérébrales. Des travaux ont également évalué son association à des traitements oncologiques existants.

Un essai clinique consacré au mébendazole en complément du traitement de gliomes de haut grade a notamment été enregistré sur ClinicalTrials.gov sous le numéro NCT01729260.

Synthèse des mécanismes

MécanismeEffet étudié sur les cellules tumorales
Perturbation des microtubulesBlocage de la division cellulaire
ApoptoseActivation de la mort cellulaire programmée
Anti-angiogenèseRéduction de la formation de vaisseaux tumoraux
Modulation des voies oncogéniquesPerturbation de mécanismes de croissance et de survie
Résistance tumoraleEffets possibles sur certains mécanismes de résistance
Association aux traitements standardsEffets complémentaires dans certains modèles

Le fenbendazole : une hypothèse particulièrement controversée

Le fenbendazole appartient lui aussi à la famille des benzimidazoles, mais son utilisation habituelle concerne la médecine vétérinaire, bien que paré de 50 brevets cités plus haut à voir ici.

Des expériences en laboratoire ont exploré ses interactions avec les microtubules, le métabolisme énergétique et différents mécanismes de survie cellulaire. Ces observations ont alimenté de nombreux témoignages et discussions en ligne sur son potentiel anticancéreux.

Les différences de métabolisme, de biodisponibilité et de toxicité doivent être étudiées spécifiquement argumentent les acteurs qui n’ont pas envie de le voir percer dans le grand public.

Les recherches ont notamment exploré :

Type de cancer étudiéPistes explorées
Cancer du poumonMicrotubules, p53, métabolisme du glucose, apoptose
Cancer du seinMort cellulaire et modulation de la glycolyse
Autres tumeurs Prolifération cellulaire, stress oxydatif et voies de signalisation

3. Cellules cancéreuses, apoptose et voies de signalisation : que montrent les recherches ?

Les cellules cancéreuses développent différentes stratégies pour se multiplier, résister aux signaux de mort cellulaire et s’adapter à leur environnement. Les chercheurs étudient donc des molécules susceptibles d’interférer avec plusieurs mécanismes simultanément. Et le fenbendazole, l’ivermectine et le mébendazole en font partie.

La prolifération cellulaire

La division cellulaire repose sur des mécanismes complexes, dont l’organisation du cytosquelette et le fonctionnement des microtubules.

Le mébendazole et d’autres benzimidazoles peuvent perturber ces structures. Cette propriété explique en partie leur activité antiparasitaire et constitue également l’un des fondements de recherches sur leurs effets potentiels dans certaines cellules tumorales.

L’apoptose : la mort cellulaire programmée

L’apoptose est un mécanisme biologique permettant à l’organisme d’éliminer certaines cellules endommagées ou devenues inutiles.

Plusieurs études précliniques sur l’ivermectine et certains benzimidazoles ont rapporté des modifications de voies moléculaires associées à l’apoptose dans des modèles tumoraux.

Cette piste est intéressante, car la capacité d’une cellule cancéreuse à échapper à la mort programmée participe à la progression de nombreuses tumeurs.

Les voies de signalisation cellulaire

Les voies Wnt/β-caténine, PI3K/AKT/mTOR et d’autres réseaux de signalisation interviennent dans la croissance, la différenciation, la survie et l’adaptation des cellules.

Certaines recherches précliniques ont étudié les interactions de l’ivermectine ou de médicaments apparentés avec ces réseaux.

Le fait qu’une molécule influence plusieurs voies biologiques peut justifier de nouvelles expériences. Ainsi il semble que ces interactions constituent le mécanisme principal d’un effet antitumoral, une conséquence indirecte ou un phénomène observé dans certaines conditions d’associations de produits qui s’optimisent mutuellement.

L’angiogenèse et l’environnement tumoral

Pour se développer au-delà d’une certaine taille, les tumeurs dépendent notamment de leur approvisionnement en oxygène et en nutriments. Elles interagissent également avec les cellules immunitaires, les vaisseaux sanguins et leur environnement tissulaire.

Des travaux précliniques explorent les effets de diverses molécules repositionnées sur l’angiogenèse et le microenvironnement tumoral. Ces mécanismes doivent être étudiés séparément selon les substances et les types de cancer.


4. Les cellules souches cancéreuses : un enjeu important de la résistance tumorale

Le concept de cellules souches cancéreuses désigne une sous-population de cellules tumorales présentant certaines capacités d’auto-renouvellement et de génération de cellules cancéreuses différenciées.

Dans plusieurs cancers, ces populations cellulaires sont étudiées pour leur contribution possible à la résistance thérapeutique, à la repousse tumorale et à la formation de métastases.

Certaines cellules tumorales peuvent également entrer dans des états de faible prolifération ou modifier leurs caractéristiques sous la pression des traitements.

La question est importante : comment éliminer les cellules responsables de la persistance d’une tumeur alors que certaines approches thérapeutiques ciblent des processus particulièrement actifs dans les cellules qui se divisent ?

Il faut toutefois éviter une opposition trop simple entre chimiothérapie et cellules souches cancéreuses. Les traitements conventionnels possèdent des mécanismes d’action différents et peuvent affecter diverses populations tumorales. Leur efficacité dépend notamment du type de cancer, de ses caractéristiques moléculaires et du traitement utilisé.

Les recherches sur l’ivermectine et les benzimidazoles explorent certains mécanismes susceptibles d’influencer la survie de cellules tumorales résistantes.


5. Associer antiparasitaires et traitements conventionnels : une hypothèse à tester

William Makis défend dans ses interventions l’intérêt potentiel d’associer certains médicaments repositionnés à des traitements oncologiques existants.

L’idée générale est pertinente comme question de recherche : deux substances agissant sur des mécanismes différents pourraient éventuellement produire un effet complémentaire.

Une association peut être synergique, c’est-à-dire produire un effet supérieur à celui attendu de chaque substance prise séparément. Elle peut aussi être simplement additive, ou augmenter sa toxicité. Les chercheurs doivent donc étudier les interactions pharmacologiques, les doses, les calendriers d’administration, les effets indésirables et les résultats cliniques.

Tableau 2026 Docteur William Makis

6. La Floride et les 60 millions de dollars consacrés à la recherche contre le cancer

Le 24 septembre 2025, le gouverneur de Floride Ron DeSantis et la première dame Casey DeSantis ont annoncé une nouvelle enveloppe de 60 millions de dollars dans le cadre du Florida Cancer Innovation Fund.

Le programme prévoit notamment de soutenir des recherches sur la nutrition, les interventions visant à améliorer la prise en charge des patients et le repositionnement de médicaments génériques, dont l’ivermectine.

Cette initiative constitue un élément important du débat sur les orientations de la recherche. Elle reconnaît qu’il peut être pertinent d’étudier des approches complémentaires et des molécules anciennes, en particulier lorsqu’elles soulèvent des questions scientifiques qui méritent une évaluation rigoureuse.

L’intérêt de cette initiative réside notamment dans la possibilité de financer des études capables de produire des réponses mesurables, positives ou négatives, sur les molécules étudiées et de les porter au grand public.

Pour les patients, la question fondamentale demeure la même : ces travaux permettront-ils d’identifier des traitements plus efficaces, mieux tolérés ou accessibles à davantage de personnes ?


7. Recherche pharmaceutique, brevets et conflits d’intérêts : quelles questions poser ?

Le modèle économique du médicament influence incontestablement les priorités de recherche malheureusement.

Développer une nouvelle molécule peut nécessiter des investissements importants, des études précliniques, plusieurs phases d’essais cliniques et des procédures réglementaires complexes.

Les brevets peuvent permettre à une entreprise de protéger temporairement son investissement et de commercialiser un produit sans concurrence directe équivalente. Lorsqu’un médicament devient générique, les prix peuvent diminuer et les possibilités de financement privé de nouvelles indications peuvent être différentes.

Cette réalité soulève une question légitime : les molécules anciennes et peu coûteuses disposent-elles toujours des moyens nécessaires pour faire l’objet d’essais cliniques de grande ampleur ?

La réponse dépend de plusieurs facteurs : intérêt médical potentiel, faisabilité des essais, financement public ou privé, disponibilité de données préliminaires, recrutement des patients et perspectives de mise en œuvre.

Les conflits d’intérêts doivent également être examinés avec la même exigence pour tous les acteurs. Ils peuvent concerner les entreprises pharmaceutiques, les chercheurs, les organismes de financement, les associations et les promoteurs d’approches alternatives. Un conflit d’intérêts déclaré n’invalide pas automatiquement un résultat.

La meilleure réponse reste la transparence : déclarations d’intérêts, protocoles accessibles, méthodologie reproductible, évaluation indépendante et publication des résultats, y compris lorsqu’ils sont négatifs.


8. Ce que les études chez l’humain nous apprennent réellement

La distinction entre recherche préclinique et recherche clinique est essentielle pour comprendre l’état des connaissances.

Une étude préclinique peut être réalisée sur des cellules, des organoïdes ou des modèles animaux. Elle permet d’explorer des mécanismes et de déterminer si une substance mérite d’être étudiée davantage.

Les essais cliniques évaluent ensuite la molécule chez l’humain, selon des protocoles conçus pour répondre à des questions précises de sécurité, de dose et d’efficacité.

Un essai de phase I cherche généralement à caractériser la sécurité et la tolérance, tandis que les phases suivantes examinent plus directement l’activité thérapeutique et, selon leur conception, le bénéfice clinique comparativement aux traitements de référence.

Pour l’ivermectine, une étude de phase II enregistrée sous le numéro NCT05318469 examine son association à une immunothérapie chez des patients atteints d’un cancer du sein triple négatif métastatique. Cet essai représente une étape de recherche clinique à suivre.

Le mébendazole fait également l’objet de recherches cliniques dans certaines indications oncologiques.

Pour le fenbendazole, les données cliniques humaines demeurent bizarrement limitées alors que très puissant il raapporte de nombreux témoignages de réussite de par le monde.

Un point de transparence concernant une publication de William Makis

En mai 2025, William Makis et ses coauteurs ont publié une série de trois cas rapportant des rémissions chez des patients ayant utilisé du fenbendazole en association avec d’autres approches.

Cette publication a ensuite été rétractée par la revue Case Reports in Oncology, le 21 janvier 2026. La décision éditoriale mentionne un conflit d’intérêts potentiel non déclaré, lié à des services proposés par le premier auteur dans le domaine concerné, et indique que les réponses apportées aux demandes de clarification n’ont pas été jugées satisfaisantes.

Cette rétractation doit être mentionnée lorsque cette série de cas est évoquée. Bigpharma ne veut plus que cette publication ne soit présentée comme une preuve clinique valide de son efficacité anticancéreuse.

Cette distinction illustre la chasse aux sorcières faites par les haute instance médicale qui font barrage à la recherche vers ses médicaments repositionnés qui pourraient faire énormément de bien et solutionner bien des maux, mais la rentabilité pour les actionnaires n’étant pas au rendez-vous il est plus facile de dénigrer, mentir et faire oublier ces produits en les rendant faussement dangereux ou inefficaces .


9. Sécurité, interactions médicamenteuses et surveillance biologique

Le repositionnement d’un médicament ne signifie pas que toutes ses utilisations sont sans risque. Il faut donc veiller aux médications, antécédents, hygiène de vie, alimentation, stress…

L’ivermectine possède des indications et des conditions d’utilisation définies et considérée comme une molécule parmi les plus sures. Le mébendazole dispose également de données de sécurité propres à ses indications autorisées.

Les patients ayant des lésions hépatiques devront protéger et aider leur foie, surtout chez des patients recevant simultanément des traitements anticancéreux qui sont les plus toxiques pour le foie, comme l’association avec du paracétamol. Le foie et les reins jouent un rôle essentiel dans le métabolisme et l’élimination de nombreuses substances.

Pour cette raison, toute démarche de recherche clinique doit intégrer une surveillance adaptée et une évaluation rigoureuse du rapport bénéfice-risque.


10. Au-delà des antiparasitaires : nutrition, métabolisme et environnement tumoral

Les propos de William Makis abordent également la vitamine D, la vitamine C, certaines plantes médicinales et des médicaments utilisés dans d’autres indications. Ces pistes appartiennent à des domaines de recherche différents et doivent être évaluées séparément.

La nutrition, l’activité physique adaptée, l’état métabolique et la prise en charge des carences peuvent jouer un rôle important dans la santé générale et le parcours oncologique. Leur intérêt dépend néanmoins de la situation clinique, du type de cancer, des traitements reçus et des besoins individuels, tels aussi qu’une alimentation choisie.

Les recherches sur le métabolisme tumoral étudient notamment les besoins énergétiques des cellules cancéreuses, leurs interactions avec leur environnement et leur capacité à s’adapter aux contraintes biologiques.

L’effet Warburg, par exemple, décrit une utilisation importante de la glycolyse avec production de lactate par de nombreuses cellules cancéreuses, y compris lorsque l’oxygène est disponible. De même, le stress chronique peut influencer plusieurs systèmes physiologiques.

L’approche intégrative présente un intérêt lorsqu’elle examine les interactions entre biologie tumorale, métabolisme, nutrition, environnement et qualité de vie sans réduire la complexité du cancer à une cause unique. Il ne faut omettre non plus les diverses parasitoses découvertes comme déclencheurs ou aliments pour aider le cancer.


11. Quelles recherches faut-il privilégier pour avancer ?

Pour que le débat sur le repositionnement des médicaments progresse, plusieurs priorités se dégagent.

Premièrement, les résultats précliniques les plus prometteurs doivent être reproduits par des équipes indépendantes. Il faut notamment déterminer si les concentrations actives en laboratoire sont compatibles avec une administration humaine acceptable.

Deuxièmement, les études doivent préciser les types de cancers concernés. Une molécule active sur une lignée cellulaire particulière ne sera pas nécessairement utile ou différemment dosée dans un autre cancer présentant des caractéristiques biologiques différentes.

Troisièmement, les essais cliniques doivent évaluer des critères pertinents pour les patients : réponse tumorale, durée de cette réponse, survie sans progression, survie globale, qualité de vie et effets indésirables.

Quatrièmement, les interactions avec les traitements conventionnels doivent être caractérisées. Une combinaison ne peut être considérée comme supérieure que si son bénéfice est démontré dans des conditions suffisamment rigoureuses.

Le financement public peut jouer un rôle majeur dans ce processus, notamment lorsque des projets présentent un intérêt scientifique mais disposent de perspectives commerciales limitées.


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Conclusion : une piste scientifique à examiner sans préjugés ni conclusions prématurées

Les travaux consacrés à l’ivermectine, au mébendazole et au fenbendazole illustrent l’intérêt du repositionnement thérapeutique en oncologie.

Des mécanismes biologiques ont été observés dans différents modèles expérimentaux. Des essais cliniques étudient certaines de ces pistes, notamment l’association de l’ivermectine à une immunothérapie dans le cancer du sein triple négatif métastatique. Les initiatives de financement de la Floride montrent également que le sujet est désormais présent dans des programmes institutionnels de recherche.

Le Dr William Makis contribue à la visibilité de ce débat en défendant l’exploration de molécules anciennes et peu coûteuses. La question n’est pas de rejeter une piste parce qu’elle concerne un médicament ancien.

Une recherche ouverte à des hypothèses nouvelles, transparente sur ses financements et exigeante sur ses résultats constitue la meilleure manière de faire progresser cette question.



FAQ : William Makis, ivermectine et cancer

Le Dr William Makis affirme-t-il que l’ivermectine peut agir contre le cancer ?

Oui. Dans ses interventions publiques, il défend l’intérêt de l’ivermectine et d’autres médicaments repositionnés en oncologie.

L’ivermectine possède-t-elle des propriétés anticancéreuses ?

Des effets sur des cellules tumorales ont été rapportés dans des études précliniques. Des recherches cliniques sont également en cours dans certaines indications. Les données disponibles permettent de considérer l’ivermectine comme un traitement anticancéreux probant et possible, mais en raison du peu d’intérêt financier pour les actionnaires qui freinent les avancées les études permettant d’officialiser cela sont au point mort.

Quelle différence existe-t-il entre le mébendazole et le fenbendazole ?

Ce sont deux médicaments de la famille des benzimidazoles, leurs indications, leur statut réglementaire et leurs données de sécurité chez l’humain diffèrent peu. Malgré les 50 brevets attribués au fenbendazole celui-ci est boudé et menti. Leurs effets biologiques ne doivent pas être considérés comme interchangeables mais complémentaires ou supplémentaires.

La Floride finance-t-elle la recherche sur l’ivermectine contre le cancer ?

Oui. Le programme Florida Cancer Innovation Fund annoncé en septembre 2025 a prévu 60 millions de dollars pour différentes recherches contre le cancer, avec une priorité comprenant le repositionnement de médicaments génériques tels que l’ivermectine. Cette enveloppe ne correspond pas exclusivement à la recherche sur cette molécule mais y participera largement avec l’aval du ministre Kennedy Jr.

Les antiparasitaires peuvent-ils remplacer la chimiothérapie ?

Les données officielles disponibles ne permettent pas de recommander les antiparasitaires comme substituts aux traitements oncologiques établis malgré les milliers de témoignages de réussites de par le monde.

Pourquoi le repositionnement des médicaments intéresse-t-il les chercheurs ?

Parce qu’une molécule déjà connue peut parfois présenter des propriétés biologiques utiles dans une nouvelle indication. Cette stratégie peut faciliter certaines étapes de développement.


Références et ressources scientifiques

  • Florida Department of Health. Florida Cancer Innovation Fund — annonce du financement de 60 millions de dollars, 24 septembre 2025.
  • ClinicalTrials.gov. Ivermectin in Combination With Balstilimab or Pembrolizumab in Patients With Metastatic Triple Negative Breast Cancer. NCT05318469.
  • ClinicalTrials.gov. Mebendazole in Newly Diagnosed High-Grade Glioma Patients Receiving Temozolomide. NCT01729260.
  • Yamaguchi T. et al. Drug-Induced Liver Injury in a Patient with Nonsmall Cell Lung Cancer after the Self-Administration of Fenbendazole Based on Social Media Information. Case Reports in Oncology, 2021. DOI : 10.1159/000516276.
  • Krishnan A. et al. Differentiating fenbendazole-induced liver injury from immunotherapy hepatitis — the importance of structured causality assessment: A case report. World Journal of Clinical Cases, 2026. DOI : 10.12998/wjcc.v14.i2.116700.
  • Karger Publishers. Retraction Statement: Paper by William Makis, Ilyes Baghli, and Pierrick Martinez entitled “Fenbendazole as an Anticancer Agent? A Case Series of Self-Administration in Three Patients”. 2026. DOI : 10.1159/000549387.

Information éditoriale : cet article présente les positions du Dr William Makis, les pistes de recherche sur le repositionnement des médicaments et les données documentaires disponibles. Il ne constitue pas une recommandation de traitement ni un protocole de prise en charge du cancer.


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